Les 50 disques qui comptent, Partie 5.

De la 30ème à la 26ème place.

30ème- RAGE AGAINST THE MACHINE « Rage against the machine » 1992 Groupe culte, revenu dans l’actualité ses jours-ci en annonçant leur reformation pour une poignée de concerts à venir. Si je n’ai pas écouté l’album tout de suite à la sortie, car un peu jeune et n’ayant absolument aucune tolérance à l’époque pour le moindre élément hip-hop, j’ai pris une véritable gifle quand je l’ai enfin écouté 2 ou 3 ans plus tard. Même si oui, d’autres avant eux s’étaient testés à la fusion métal/hop hop (Run DMC entre autres), personne ne l’avait fait avec autant de puissance, de violence et de détermination. Entre les brûlots éructés par un Zack de La Rocha charismatique et les bidouillages géniaux du grand Tom Morello, ce qui me frappe le plus encore aujourd’hui, c’est surtout la puissance du son et du groove de la paire basse-batterie avec Tim Commerford et Brad Wilk, assurément l’une des meilleurs sections rythmiques des années 90. Cerise sur le gateau, la petite phrase arborée fièrement dans la pochette du cd : « All sounds made by guitar, bass, vocals and drums ».

Genre : fusion engagée et enragée.

A écouter, en treillis avec son Tee-shirt du Che : « Know your Enemy ».

29ème-KYUSS « Welcome to the sky Valley » 1994
La vie est parfois injuste avec certains et très généreuse envers d’autres. Quant toi à 20 piges tu ne sais pas trop quel sens donner à ta vie, l’ami Josh Homme participe au même âge à un disque qui va changer la face du rock underground, en inventant presque le « stoner » ou le « desert rock » : « Welcome to the Sky Valley », qui est le 4ème album du groupe (Homme avait donc 17 ans à la sortie du premier !). C’est bien simple, ce disque a redéfini la façon de faire du métal en incluant aux sonorités désertiques des riffs plombés presque doom et influencés par Black Sabbath. Des musiciens avec un sens du groove absolument immense, et c’est d’ailleurs toujours incroyable de sonner aussi sec et aussi groovy à la fois. Le tout surmonté par la voix du coyote du désert, à savoir John Garcia. Sans ce disque là, il y a fort à parier qu’une flopée de groupes à succès d’aujourd’hui n’auraient probablement pas vu le jour.

Genre : stoner rock du désert poussiéreux.

A écouter, sur un groupe électrogène au fin fond du Massif Central (parce que Palm Desert est surfait) : « Demon Cleaner« .

28ème- KORN « Korn » 1994
Difficile à croire que ce disque est sorti la même année que le Kyuss, tant on est dans deux conceptions diamétralement opposées de la musique. Si Kyuss a posé quelques fondations du stoner (personne n’est d’accord sur qui en a la vraie paternité), Korn a quant lui carrément inventé un nouveau genre à l’époque : le néo-métal. La recette on la connait : des guitares 7 cordes sous accordées, une basse slappée, un cogneur fou et un chanteur aussi bien influencé par Pantera que par Duran Duran, et qui se livre à une vraie catharsis sur chaque chanson. Le résultat, un album massue, novateur qui parlera à tous les ados du monde, s’identifiant au mal-être de Jonathan Davis et qui lui aussi a influencé énormément de groupes, pour le meilleur et pour le pire.

Genre : néo-métal.

A écouter, en survêtement adidas, puis en puma avec chemise ou verte sauf le premier bouton du haut : « Divine« .

27ème-THE GATHERING « Souvenirs » 2003
L’inconvénient des classements à l’envers, c’est que lorsqu’un même artiste apparaît plusieurs fois, on peut avoir peur de manquer de superlatifs pour les albums classés plus haut. Alors, non ça n’est pas mon préféré du groupe néerlandais, mais Souvenirs a une importance toute particulière, pour une raison simple : son morceau titre, chanson gigantesque par l’ambiance et la voix d’Anneke Van Giersbergen et qui serait en très haute position si un jour j’ai l’affreuse, mauvaise et impossible idée de faire un top de mes chansons favorites. Le genre de chanson qui nécessite à elle seule l’achat du disque, même si toutes les autres pistes ne sont évidemment pas à négliger.

Genre : trip-rock atmosphérique tendance lunaire.

A écouter, au casque impérativement, allongé dans l’herbe en scrutant les étoiles : « Souvenirs« .

26ème-LED ZEPPELIN « Led Zeppelin I » 1969
Compliqué d’être original, tout a été dit sur ce disque, même si attention SPOILER ALERT, ça n’est pas mon préféré du groupe. Mais pour la dimension historique du groupe et par extension, de la musique moderne, impossible de passer ce disque sous silence dans n’importe quel classement qui se respecte. Certaines compos en soi sont finalement assez quelconques (encore que je sois très sévère), mais elles sont littéralement transcendées par l’alchimie et la maestria des 4 bonhommes, une alchimie qui s’entend à l’oreille nue, à chaque note,qui est presque tangible, tant ça respire à la fois la complicité, la sueur et le génie.

Genre : hard-rock bluesy touche à tout.

A écouter, avec une chemise ouverte, poitrail dehors en se prenant l’histoire en pleine face : « Dazed and Confused« .

Rendez-vous très vite pour la suite !

Partie 4.

Partie 3.

Partie 2.

Partie 1.

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