Les 50 disques qui comptent, partie 6.

Au programme aujourd’hui, de la 25ème à la 21ème place.

25ème / 24ème / 23ème THE CURE « Cold Trilogy », 1980, 1981, 1982
Alors oui je gagne un peu de temps en regroupant 3 albums, mais c’est davantage du bon sens tant ces 3 albums forment une identité absolument indissociable. La »cold trilogy », la « trilogie froide », peu importe l’appellation, mais ces disques là ont été une véritable gifle pour moi. Et pourtant, j’ai mis du temps à les apprivoiser, énormément de temps. Jusque là j’avais toujours eu beaucoup d’empathie pour The Cure que je connaissais que comme la machine à tube des années 80 (« In between days », « Close to me », « Just like heaven »), et je les cantonnais à tort dans la catégorie « groupes à hits et singles » sans que je m’intéresse plus que ça au reste de la discographie, et surtout à l’histoire de Robert Smith. Jusqu’au jour où je tombe sur un dossier spécial sur le groupe sur le site http://www.albumrock.net, et que la lecture des chroniques des disques me poussent à les écouter. Ma vision sur le groupe et ma vision sur la musique changeront à partir de là. J’aime les 3 albums passionnément, je les réécoute très souvent, en courant, en travaillant ou en fond sonore, et certains passages me foutent toujours autant les frissons : les notes de piano malaisantes de Three, le tempo lugubre de 17 seconds, la magie presque noire de The Drowning Man, la rythmique martiale dénuée de tout espoir de Siamese Twins; rien n’est fait au hasard, et si tous ces morceaux portent le sceau du malaise, de la drogue et de la dépression, c’est toujours aussi paradoxalement et presque culpabilisant de prendre autant de plaisir à écouter autant de passages aussi sombres.

Genre : cold-wave malaisante de toute beauté.
A écouter, partout, toujours, tout le temps, à vie : « M » sur 17 seconds

21ème : ANATHEMA : ALTERNATIVE IV, 1998
L’album de la transformation pour le groupe Anglais qui passe d’un doom métal extrême à un rock atmosphérique sombre. Alternative IV est le pont parfait pur comprendre la métamorphose du groupe. Pas forcément le plus accessible du groupe mais le plus symbolique, le plus glacial. Ce disque doit sa présence ici notamment grâce à un titre, »Fragile Dreams », chef d’œuvre intemporel aux délicieuses touches celtes.

GENRE : Rock atmosphérique sombre.

A écouter, loin de toute corde ou objet tranchant : Alternative IV

21ème : THE GATHERING, « Home », 2006
Le dernier album enregistré avec la belle Anneke. Le chant du cygne pour un groupe tellement sous estimé. Un son tout bonnement prodigieux (enregistré dans une église), des compos variées tout en étant très cohérentes. Un aboutissement final d’une recherche constante de pureté. Des moments de grâce absolue tout au long de l’album. C’est lumineux, intelligent, recherché, sophistiqué tout en restant d’une spontanéité et d’un esthétisme bouleversant. Un des disques que j’ai le plus écouté assurément. Pour qui souhaite « écouter » de la lumière, oui c’est possible, et c’est avec cet album.

Genre : Trip-rock christique.

A écouter, en boucle, au casque et presque religieusement : « Alone ».

Retrouvez moi sur twitter : @LEOTOTMAXIME

Ecoutez mon podcast musical « Harry Cover« .

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