Les 50 disques qui comptent, Partie 8.

Dernière ligne droit avant le top 10, du coup dernier article regroupé, allant de la 15ème à la 11ème place.

15ème : RED HOT CHILI PEPPERS, « Californication » 1999
Oui, c’est un disque que tout le monde a beaucoup écouté, que tout le monde a acheté même. Si certains s’en sont lassés, ce que je peux comprendre, ça n’est absolument pas mon cas. J’aime ce disque pour sa musique mais aussi et surtout pour l’histoire derrière. Après un « One Hot Minute » que j’aime beaucoup mais qui a quasi provoqué la fin du groupe, Dave Navarro n’étant pas franchement compatible sur du très long terme, le groupe refait appel au petit génie de la 6 cordes, et accessoirement un de mes artistes préférés : John Frusciante. Sauf que durant ses années loin du groupe, Frusciante a perdu presque toutes ses aptitudes de guitariste. C’est donc un Frusciante presque en « rémission » qu’on retrouve sur cet album. Et cette fragilité, ces fêlures dans son jeu, s’entendent et font aussi le sel et le charme de ce Californication. 15 titres, aucun n’est de trop. Alors oui, les gros singles ont été matraqués en radio, mais ils sont tous intrinsèquement très bon.

Genre : pop rock funky dégoulinante de groove.

A écouter : « Scartissue » si possible dans les mêmes conditions que le clip, en voiture sur une longue autoroute sablonneuse.

14ème : Korn « Follow the Leader », 1998
Fin d’été 1998 je me ballade à la Fnac. Je tombe sur cette pochette intrigante, et le disque est justement en écoute. A l’époque, l’écoute est limitée à une dizaine de secondes par morceau. J’écoute un ou deux trucs, et je repars avec le disque sous le bras (enfin acheté bien sûr, hein !). C’est assez rare que j’achète un disque juste parce que j’aime la pochette, mais ce Follow the Leader en fait partie ; et c’est le premier album du groupe que j’ai connu. J’ai tout adoré sur ce disque, les hurlements, les passages plus « pop » voire disco (le thème de « Got the life » notamment »), même les morceaux hip-hop m’ont plu instantanément (moi qui était jeune et donc plutôt fermé à ce style). Bien sûr, j’écoute un peu moins de métal en prenant de l’age, mais il y a clairement eu un avant et après ce disque, que ce soit pour moi, pour les gens de ma génération, et même pour le groupe, tant ce Follow the Leader les a mis très loin sur le devant de la scène. Du néo-métal mais pas que, du hip-hop donc, et puis en filigrane cette passion qu’a Jonathan Davis pour des trucs plus « new-wave » des années 80.

Genre : néo-métal.

A écouter : « My gift to you » pour la cornemuse, la violence et l’implication sans limites de Jonathan Davis.

13ème : THE GATHERING, Mandylion, 1995 Je vais spoiler, tant pis, mais ça n’est pas l’album des Hollandais le mieux classé dans mon Top. Par contre, ce Mandylion représente le début de l’histoire, car premier effort enregistré avec la nouvelle chanteuse, Anneke Van Giersbergen, et qui va faire passer le groupe d’une dimension underground au firmament de la scène trip-rock qu’il va presque inventer. Ce Mandylion est encore très axé métal, avec gros riffs devant, ambiance lourde et parfois sombre mais réhaussé et sublimé par le chant d’Anneke, lançant la mode des groupes de métal avec des voix féminines (les Lacuna Coil, Heavenly, Nightwish, Within Temptation ne seront que de pales copies de The Gathering). Un album essentiel, qui a parfois un peu vieilli sur certains arrangements (quelques nappes de claviers notamment) mais qui est à écouter pour comprendre ce qu’est devenu le groupe, et surtout pour assister à la révélation Anneke.

Genre : métal atmosphérique

A écouter : en fermant les yeux et en se laissant bercer par les violons et la voix d’Anneke : « In Motion #2 ».

12ème : FAITH NO MORE : « The Real Thing », 1989
On peut faire une analogie avec le disque précédent, Mandylion, car là aussi si ça n’est pas le premier album du groupe, et si ça n’est sans doute pas non plus le meilleur, c’est le premier avec Mike Patton, qui va changer/révolutionner la destinée du groupe et presque la aussi, créer un genre à part entière : la fusion. Faith No More n’est sans doute pas le seul créateur de ce mouvement, mais ce sont eux qui l’ont révélé à très haut niveau et mis sur le devant de la scène, et ce grâce à son chanteur aussi talentueux que complètement frappé. Les albums précédents sans être mauvais, souffraient d’un gros défaut : un chanteur assez moyen et trop porté sur les drogues. Après avoir auditionné plusieurs candidats potentiels, dont Courtney Love, le groupe porte son choix sur le chanteur Mike Patton, hurleur en chef de Mr Bungle, autre groupe complètement allumé. Grand bien leur en a pris tant ce disque est une baffe en pleine tronche. Rap, métal, fusion, hard-core, voix de crooner tout y passe, sans transitions aucune et sans ménager les oreilles de l’auditeur. Les musiciens ne sont pas en reste : un bassiste très groovy, des nappes de claviers tout à fait adaptées, et un cogneur fantastique en la personne de Mike Bordin…et je ne parle même pas des parties de guitare de Jim Martin… La aussi c’est un classique inamovible de toute discographie qui se respecte, même si oui; le disque souffre d’une production un peu faiblarde.

Genre : fusion allumée mais accessible.

A écouter : pour se réveiller de bonne humeur avec envie de tout casser sur son passage : « The Morning After », pour l’une des intros les plus telluriques en terme de duo basse/batterie.

11ème : DEFTONES , »White Pony » 2000 Sans aucun doute un des disques les plus essentiels des années 2000. Jusque là, les Deftones étaient un groupe éminemment respectable, fers de lance du mouvement néo-métal (en compagnie de Korn principalement). White Pony va clairement les faire basculer dans une autre dimension. Les veilleités « new-wave » du chanteur Chino Moreno se faisant plus entendre sur ce disque, et alliées aux guitares métalliques nucléaires javellisées de Stephen Carpenter, cela nous donne un résultat absolument incroyable de densité, d’émotions sans être ni trop violent, ni trop caricatural. Ajoutez à cela l’apport discret mais affirmé d’un DJ et de la frappe magistrale d’Abe Cunningham, batteur le plus sous-estimé de la planète, et vous obtiendrez un album culte, de par son contenu, de par son influence, de par sa pochette, de par ses morceaux, qu’ils soient violents ou calmes avec un charisme qui transpire littéralement seconde après seconde, et je ne parle même pas du duo avec Maynard James Keenan sur Passenger….

Genre : néo-métal new-wave moderne.
A écouter : sur un radeau en pleine mer, comme ds tous les clips du groupe, « Feiticira », son chant à la Duran Duran avec des riffs de guitares d’une aridité extrême…

Rendez-vous très vite pour le Top 10.

Relire la partie 7, la partie 6, la partie 5, la partie 4, la partie 3, la partie 2, la partie 1.

2 commentaires sur “Les 50 disques qui comptent, Partie 8.

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