Les 50 disques qui comptent : le numéro 5.

DREAM THEATER : « Awake », 1994

Alors oui, là on change complètement de registre. Exit les hits radiophoniques de Queen, des Red Hot Chili Peppers ou Led Zeppelin, et direction le Métal progressif très alambiqué des Américains de Dream Theater.
Dream Theater, c’est le premier groupe non « mainstream »dont j’ai été vraiment fan, et ce « Awake » est l’album que j’ai le plus écouté durant mon adolescence.
On joue souvent les « tourmentés » durant cette période pas toujours simple, avec nos problèmes plus ou moins graves et plus ou moins simulés. J’ai souvenir d’un hiver un peu difficile moralement et d’un réveillon du Nouvel an passé un peu tout seul à écouter cet album en boucle et en continu toute une soirée et toute une nuit, et ce en K7 sur mon walkman hors de prix pour l’époque.

Si le style Métal Prog est difficile d’accès, cet album en est un néanmoins un digne représentant : froid, chargé, technique (chroniqué comme « trop technique » dans les magazines de
l’époque), et dénué de toute mélodie à la première écoute.

Et pourtant…Dès le premier break de batterie de Portnoy sur l’inaugurale 6 o’clock jusqu’aux dernières nappes de claviers de « Space Dye Vest », cet album propose une atmosphère absolument incroyable : froide, noire, racée et très réussie.
Non, il n’y a pas besoin d’être musicien pour apprécier les riffs heavy de « Caught In a web », « The Mirror » ou les morceaux plus calmes comme « Space Dye Vest » ou « lifting Shadows off a dream ». La ballade de l’album, « the Silent Man », quasi entièrement acoustique (et première chanson du groupe que j’ai connu) est touchante au possible, et s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’album.

Alors oui, il y a beaucoup de notes, de claviers, de riffs, de soli dans tous les sens et de double pédale un peu partout et je comprends que ça puisse déranger sur les premières écoutes, mais si on fait l’effort de creuser un peu, on risque clairement de se laisser embarquer dans un voyage froid, presque glacial et dont on ne ressort pas indemne.
Même le chant de James Labrie, pourtant le maillon supposément faible du groupe, y est impeccable, entre agressivité, douceur et beaucoup de nuances, c’est sa prestation la plus aboutie à mon sens.
S’il y avait un album de métal prog moderne à écouter pour découvrir le genre, ce serait celui-ci.

Genre : métal prog avec beaucoup de notes.

A écouter, « Scarred » et ses 11 minutes aussi froides qu’apocalyptiques.

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