Les 50 disques qui comptent : le Numéro 1.

Nous y voilà, enfin, après des semaines (mois ?) de tergiversation, le Graal s’annonce.
Alors oui, je triche un peu car ça n’est pas complètement un album, mais un enregistrement live, mais les arguments pour le mettre à la première place pourraient être ceux décrivant un album original. Explications.

ALICE IN CHAINS : Mtv Unplugged, 1996.


Alice In Chains n’est pas mon groupe préféré. Je ne suis même pas sûr qu’ils intégreraient mon top 10 des groupes (nouvelle idée de top à la con à pondre un de ces 4 tiens !). Mais le disque dont il est question est sans aucune contestation possible celui que j’ai le plus usé (oui je sais j’ai dit la même chose de beaucoup d’autres mais celui-ci est vraiment en tête). Tellement usé que j’ai dû racheter le CD original une seconde fois.

Et puis ce disque est étroitement lié à sa version filmée que j’ai également beaucoup beaucoup regardé.

Pourquoi j’aime ce disque d’amour alors que c’est un « simple » live et que je ne suis même pas fan de ce groupe ?

Premièrement, si vous ne connaissez pas mon podcast musical « Harry Cover », vous pouvez écouter cet épisode où je reviens sur ce live mythique.

Ensuite, comme je le dis dans le podcast, cet album fait partie des moments « marquants » de mes souvenirs musicaux.

Je me rappelle précisément où, quand et dans quelles conditions j’ai entendu et écouté ce disque pour la première fois. J’ai 15 ans, on est en 96, peu de temps après la sortie du disque, on est samedi soir, chez des potes, et on vient de se regarder en VHS le passage d’Anthrax à Nulle Part Ailleurs. Trop métal pour moi, à cette époque, je découvre à peine la musique rock et un pote passe ensuite le mtv unplugged d’Alice in Chains pour qu’on puisse se poser un peu plus tranquillement. 

Et depuis, 23 ans c’est un disque qui ne m a jamais quitté. Au passage, sans me prendre pour wikipedia, je pense que le contexte d’enregistrement du concert, que j’ai découvert peu de temps après ma première écoute, a son importance dans l’ambiance et l’atmosphère très particulière du concert. Layne Staley est complètement accroc à l’héroine et lorsque le groupe décide de se lancer ds le mtv unplugged, tout le monde a bien conscience du risque énorme qui est pris, puisque le groupe, miné par la toxicomanie de Stayley n’a plus donné de concert depuis quasiment 3 ans. On marche donc sur des oeufs, et c’est un défi énorme qui se dresse devant le groupe de Seattle. Mais dès le premier titre, la magie opère. Et c’est là que pour moi la version vidéo est indissociable de l’audio, car on y percoit toute la fragilité de Stayley, caché derrière ses lunettes noires, on y voit les regards de soutien et de bienveillance de Jerry Cantrell, le guitariste et presque second chanteur tant il assure énormément de choeurs et de seconde voix.

Le reste n’est que pure magie, sonore, musicale et visuelle, tant les images importent comme je le disais plus haut. J’en ai dis beaucoup dans mon épisode de podcast sur le sujet et l’idée n’est donc pas de m’auto-paraphraser. Disons juste qu’en terme d’émotions pures ressenties, et ce sans artifices puisque c’est un live, c’est le disque qui m‘aura procuré le plus de choses : de l’émoi, de la tristesse (quant au destin tragique de Stanley), bref de l’émotion au sens premier du terme.

Non, Alice In Chains n’est pas mon groupe préféré, j’aime beaucoup d’autres de leurs albums (Dire notamment) mais les dés ont été pipés dès ce soir de 1996 où ce disque fût le premier que j’entendais du groupe, et lorsqu’on commence par le Graal ultime, difficile de rivaliser ensuite.

Ce live est mon live préféré de tous les temps,  largement devant tous les nombreux live de Queen, devant le Live à Pompéi ou Pulse des Floyd, devant « How the West was won » de Led Zeppelin, car au delà de la performance musicale (ces soli de guitares acoustiques Mamma Mia), il revêt une connotation testamentaire mais surtout il est arrivé malgré lui à un moment charnière de mon éveil musical, et je donnerais cher, très cher pour revivre l’émoi de la toute première écoute lors de cette soirée de 1996.

Genre : grunge acoustique inégalable.

A écouter et à regarder en constatant et en ressentant la magie, avec la meilleure outro jamais enregistrée : « Nutshell ».

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