Mes séries 2019, 4/4

Ma série d’articles sur les 50 disques qui ont compté m’ont tellement accaparé à partir l’automne 2019 que j’en ai oublié de terminer ma suite d’articles sur les séries visionnées en 2019.

Voici donc, avec pas mal de retard le 4Eme et dernier volet sur les séries vues, ou revues en 2019.

24 Heures chrono, Saison 3.

Oui je sais, il y a plein de nouveautés chaque semaine, alors pourquoi regarder une seconde fois une série ? A plus forte raison une série où les ficelles sont énormes et connues depuis la première saison. Sauf que 24 heures chrono, c’est ma Madeleine de Proust à moi, qui me ramène à une période particulière de ma vie de « jeune adulte ». Et puis si la première saison est inégalable (grâce à l’effet de la nouveauté), cette 3eme saison offre un scénario absolument dingue et une intrigue ultra prenante qui en fait presque ma saison favorite. Mention particulière aux scènes dans l’hôtel, absolument dingues de noirceur et de suspens.


Seinfeld, Saison 2.

Seinfeld fait partie pour beaucoup des classiques intemporels à connaître, et qui ont inspiré toutes les sitcom à succès depuis 20 ans. Il était normal donc de rattraper mon retard sur les tribulations du New-Yorkais dans sa vie ou sur la scène de son one-man show. Mon avis sur cette série est….partagé. Je ne sais pas si je me suis ennuyé (même si se poser la question, c’est déjà un peu y répondre), et sans trouver ça désagréable, je ne me suis pas précipité pour me faire la saison 3 non plus. J’imagine que les vannes fonctionnaient mieux il y a 15 ou 20 ans. La série à sans doute vieilli, que ce soit les décors, les fringues ou les histoires, même si je dois avouer être complètement sous le charme du personnage d’Elaine.. Alors oui, je regarderais la saison 3… mais sans doute pas tout de suite.


13 reasons why, Saison 3.

J’avoue, c’est sous l’impulsion de Madame que nous avons regardé cette troisième saison. Et cette troisième saison souffre du syndrome « La Casa De Papel », à savoir le succès de la saison inaugurale est tel qu’on va user les scénaristes jusqu’à la corde pour tenter d’en faire toujours plus et de proposer encore de nouvelles saisons. Résultat, ce qui fonctionnait très bien lors de la première saison s’essouffle terriblement, on découvre de nouveaux personnages, sans doutes moins bien écrits que les protagonistes initiaux. En bref, une vraie déception, même si je n’en attendais plus grand chose.


The End of the f**** world, saison 2.

Succès un peu surprise de Netflix lors de la saison inaugurale, j’avais un peu peur de la suite (cf syndrome « La Casa De Papel »), sauf que c’est une série britannique, et que les Anglais font beaucoup de choses mieux que les autres. C’est vrai pour le foot, c’est vrai pour la musique, cela commence à être le cas pour les séries. Cette saison passe très vite (l’avantage des épisodes de moins de 30 minutes), les personnages sont toujours aussi barrés (et tellement bien interprétés) et la nouvelle intrigue est super efficace. C’est très anglais dans la façon de raconter les histoires, c’est parfois sombre, piquant, souvent drôle mais surtout à aucun moment on ne s’ennuie. Une vraie bonne surprise donc.


Mindhunter, saison 2.

Série encensée de partout, j’avais bien aimé la première saison sans toutefois m’enthousiasmer plus que ça. Et si tout le monde a vanté la qualité de cette deuxième saison, je me suis profondément ennuyé. Il y a beaucoup de choses dans cette série, beaucoup de petites intrigues, et le fait de ne pas assez me souvenir de la première saison a sans doute fait que j’ai mis pas mal de temps à me « remettre » dedans. Je suis allé au bout mais clairement, cela a été très dur. Mention particulière par contre pour la géniale actrice Anna Torv qui rend le personnage de Wendy Carr très intéressant.


The Office UK, saison 1 et 2.

Je suis un inconditionnel de la version Us et du génie absolu de Steve Carrell mais je n’avais jamais pris le temps de regarder l’originale britannique. Et comment dire…. Ricky Gervais est un immense génie, voilà tout ! Les dialogues, le ton, l’interprétation, les mouvements de cravate, tout est d’une drôlerie absolument incroyable. J’imagine maintenant la pression que devait avoir Carrell après avoir vu l’original! Gervais est tellement extraordinaire qu’il va avoir tendance à éclipser un peu les autres membres de l’entreprise. C’est sans doute là où la version US est supérieure, sur les autres rôles, même si la version UK a moins de temps pour les installer (2 saisons seulement). Seule petit bémol, la fin de la saison 2 est un peu en dessous, pas aidée par des formats trop longs (comme pour la version US où les épisodes de 40 min fonctionnent moins).


Atypical, saison 3.

Nous avions beaucoup aimé le ton des deux premières saisons, c’est faussement innocent et plus profond qu’il n’y parait, sauf que la aussi, la troisième saison est complètement ratée, il ne se passe pas grand chose quand bien même tout le casting est excellent…dommage, et pas sûr du coup qu’on se lance sur une éventuelle prochaine saison.


Gregory

C’est le genre de truc que tu hésites toujours un peu à regarder, de peur de passer un peu pour un voyeur avide de sensationnalisme. Après, c’est peut-être ce qu’on est…j’avoue ne même pas essayer de répondre à la question. L’affaire Grégory, pour les gens de ma génération, on l’a quasiment toujours connu, on en a toujours entendu parler, que ce soit via de nouveaux éléments de l’enquête ou via des références plus ou moins de bon goût dans la culture populaire. Car c’est terrible à dire mais oui cette affaire fait partie désormais de la « culture » populaire. Je ne fais pas faire le laïus complet sur le fait divers en lui même ni me prendre pour un pseudo enquêteur en recherche de vérité mais je dois confesser que je connaissais assez mal l’affaire. C’est du moins ce que j’en ai conclu suite au visionnage du documentaire.

Toute une partie du documentaire a vraiment cette vocation : restituer le contexte, expliquer qui sont les protagonistes, détailler les faits, comme un documentaire classique en somme. Après, effectivement, il y a tout un pan du doc qui insiste à juste titre sur les dysfonctionnements liés à l’affaire, notamment en la personne du juge Lambert, et la mini-série insiste aussi sur le rôle absolument capital de la presse dans cette sordide histoire. Il est clair que le métier de journaliste n’en ressort pas grandi après avoir regardé le documentaire. C’est au final assez difficile à regarder je trouve, à plus forte raison quand on est parent, car à se focaliser sur le corbeau, le juge et la presse, Le doc en oublierait presque la douleur des parents qui doit sans d’outre continuer d’être là plus de 30 ans après les faits.

Même si j’ai appris beaucoup de choses, je mets un gros bémol sur la réalisation très « Netflix » à savoir des plans avec un vrai corbeau dans une chambre d’enfants reconstituée ou les interviews de journaliste ou policier dans des endroits un peu sombres et lugubres. Il n’y avait sans doute pas besoin de ça pour bien comprendre  la gravité et la tristesse de cette histoire.


Peaky Blinders, Saison 5


S’il y a bien une série qui ne s’essouffle pas malgré les saisons c’est bien celle-ci. Après Thomas Shelby bandit, on retrouve Thomas Shelby dans les arcanes du pouvoir, prêt à en découvrir les malversations politiciennes et sournoises. La saison fait mouche comme toutes les autres, entre l’image, les personnages secondaires et la bande originale, c’est une nouvelle réussite sur tous les tableaux. Cela fait partie de rares séries en cours où j’attends très impatiemment la suite. Bien sûr, il faudra ne pas trop tirer sur la corde et savoir s’arrêter à temps, ce qui semble être le plus compliqué chez les scénaristes parfois.


This Is Us, Saison 4


Je m’aperçois que je n’ai parlé dans mes articles précédents sur les séries uniquement de la première saison, alors qu’entre temps, j’ai visionné la seconde et la troisième quasi immédiatement et enfin cet hiver la saison 4.

J’ai souvent parlé de cette formidable série dans mon streetcast, et la saison 3 étant un tout petit cran en-dessous, on avait un peu peur au moment de lancer cette quatrième saison. C’est à ce moment là généralement qu’on se rend compte de la saison de trop. Et bien, là aussi, on a rapidement été rassuré, tant la série parvient à se renouveler tout en continuant à nous raconter les étapes de la vie de la famille Pearson sur plusieurs générations. Passé le premier épisode un peu déroutant qui nous présente des personnages complètement nouveaux, on retrouve bien notre famille préférée et ses travers, Kevin et ses minauderies, Kate et ses névroses, Randall et son besoin de contrôle ainsi que les « pièces rapportées » (ou valeurs ajoutées, le terme est moins péjoratif) auxquelles on s’est évidemment attaché au fil des saisons. C’est toujours très intelligent, sans doute un peu facile parfois mais le concept fonctionne toujours, et on se demande bien par quel tour de passe-passe les scénaristes vont ils devoir procéder pour arriver à une fin de série en apothéose.



Voilà pour 2019 (je ne parle pas du revisionnage de Breaking Bad), pour 2020, pas de grosse attente, hormis El Camino qu’il faut enfin que je regarde, et pour le fun la prochaine saison de Brooklyn 99, on tachera de se laisser guider par ce que nous conseille Netflix, tout en essayant pour ma part de rattraper mon retard sur certains films, format clairement délaissé ces dernières années au profit des séries.


Relire la partie 1

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