Mes livres lus en 2019.

Je ne peux évidemment pas faire un Top 10 car je ne lis pas suffisamment de livres pour ça , mais je m’étais fixé l’objectif en début d’année 2019 de lire un bouquin par mois. Et j’entend par là un livre « physique », car si je passe,comme beaucoup de gens, un temps bien trop important sur internet à lire news, articles de blog, chroniques, grâce à la magie des aggrégateurs de flux rss, rien ne remplace le livre, sa dimension concrète, le bruit des pages qui se tournent, l’odeur de poussière parfois et puis cette satisfaction toute personnelle à venir à bout de « ce maudit bouquin ».

Si j’ai beaucoup lu dans ma jeunesse (je vous parle d’un temps où internet n’existait pas hein), c’est un peu moins le cas ces dernières années. Je suis par contre assez heureux d’avoir su plus ou moins volontairement filer le virus de la lecture à mon fils de 9 ans, qui lit bien plus que moi, et qui possède à son tableau de chasse toute la collection des Harry Potter (pour certains lus 2 fois) ainsi que la trilogie du Seigneur des Anneaux et tout un tas d’autres bouquins.

Alors, contrairement à lui, je n’ai pas lu tout celà, n’étant pas franchement attiré par l’heroïc-fantasy ou la science fiction, mais voici la liste de ce que j’ai lu en 2019, et autant vous prévenir, il n’y a pas que de la grande littérature ! Mais j’espère que vous y trouverez une ou deux idées si vous êtes en manque de bouquin. Je précise que la liste suivante est chronologique et ne constitue absolument pas un « ordre » de préférence.

Daniel Riolo : « Racaille Football Club »
Je parle assez rarement de football en ligne, que ce soit ici ou sur les réseaux sociaux. Déjà parce que le football n’a pas toujours bonne réputation, et que c’est toujours un sujet un peu touchy à aborder, notamment sur les réseaux sociaux. Je regarde au final assez peu de foot (plus énormément de football gratuit, en voici la raison principale), mais j’en écoute beaucoup à la radio, notamment par le biais de l’AfterFoot, rendez-vous-vous indéboulonnable pour tout passionné, et symbolisé par Gilbert Brisbois en Monsieur Loyal et le journaliste/consultant Daniel Riolo, souvent insupportable sur la forme, mais dont je partage certaines idées sur le fond (l’idée de ce foot romantique, la compétence nulle de nos entraîneurs français etc). Je ne l’avais jamais lu, et j’appréhendais un peu le contenu que j’allais y trouver. Alors, sur bien des points, mon avis diffère du sien, mais je dois avouer que c’est plutôt bien écrit, assez documenté, et plus « sérieux » que l’image qu’il peut parfois donner. On n’y parle finalement pas assez de foot, de terrain, mais ça n’était pas le but du bouquin.


Olivier Guez : « La Disparition de Joseph Mengele »
J’ai toujours été très intéressé par toute la période de la seconde guerre mondiale. Une sorte de fascination, parce que c’était « hier » et parce que je peine toujours à comprendre comment on a pu laisser faire tout ça. J’avoue avoir vu plus de documentaires que lu de livres sur le sujet, parce que c’est plus simple, et que souvent le bouquin « historique » peut rebuter par son aspect difficile d’accès. J’ai fait exception pour ce livre, car j’en ai entendu que du bien pendant des mois, avec à la clé un prix Renaudot 2017.
Un livre pas toujours simple à lire, que ce soit dans le style ou sur le fond, mais qui est passionnant et qui tente d’expliquer comment « le » médecin du 3ème Reich a pu s’en sortir, passer entre les mailles du filet , depuis son Allemagne natale jusqu’aux confins de l’Amérique du Sud.


Tim Willocks : « Green River »
J’ai la facheuse habitude de ne jamais prendre de notes une fois un bouquin terminé. Cela m’aurait pourtant bien aidé pour ce polar carcéral tant je n’ai absolument aucun souvenir de ce bouquin. Je me souviens l’avoir terminé péniblement, moi qui suis pourtant gros fan de polar, mais quelques mois après, il ne m’en reste pour ainsi dire….rien du tout. Difficile d’être plus clair que ça..


Adeline Dieudonné : « La vraie vie »
Tombé dessus un peu par hasard au détour de plusieurs recommandations glanées ça et là ; c’est le premier livre d’une auteure belge qui nous dresse le portrait d’une famille en apparence ordinaire, mais qui est au bord de l’implosion, entre un père violent et passionné de chasse et une mère qui subit les affres de son mari ; et au milieu de tout cela, 2 gamins évidemment paumés. Alors non, ça n’est pas ma lecture la plus funky de l’année, mais on passe par pas mal d’émotions et le récit ne laisse jamais insensible.


Michael Finkel : « Le dernier Ermite »
Sans doute mon livre préféré de toute cette année. J’ai toujours beaucoup aimé les récits d’évasion (notamment chez Douglas Kennedy ou John Grisham), et si je suis incapable de me souvenir comment je suis tombé sur ce bouquin, je me souviens de son histoire dans les moindres détails. Plus qu’un roman, c’est un récit d’un journaliste qui raconte l’histoire vraie de Christopher Knight, americain sans histoires qui va délibérément choisir de « sortir » du système pour aller vivre reclus dans les bois au coeur de la forêt du Maine, et ce pendant 27 ans. L’histoire est aussi dingue que bouleversante, et raconte dans le détail comment ce gars, trop intelligent pour ne pas faire semblant de pouvoir s’adapter à la vie normale, va vivre une vie d’ermite, sans feu, sans violences et sans faire de mal à quiconque. Passionnant d’un bout à l’autre, toutes les personnes à qui je l’ai conseillé ont adoré.


Jean Yanne : « Pensées et anecdotes »
« L’idéal, ce serait de pouvoir déduire ses impôts de ses impôts », voilà le genre d’aphorismes que j’adore de Jean Yanne.
Sans transition et de façon plus légère après la claque du précédent bouquin, j’ai dévoré toutes les pages de ce recueil de pensées et anecdotes. J’aime énormément Yanne même si je suis un peu trop jeune pour l’avoir connu au fait de sa gloire. Mais entre l’absurde, les aphorismes, la causticité, la fausse mysoginie et l’humour décapant, c’est un vrai régal. Et autant j’avais déjà entendu pas mal de ses citations, les textes plus longs sont tout aussi jouissifs.


Philippe Delerm : »La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules »
Certains considèrent ses bouquins comme trop gentillets, trop naïfs ; là où ils correspondent parfaitement à ma,philosophie de vie. Un beau coucher de soleil, la perspective de passer du temps avec quelqu’un qui nous est cher, glisser la main dans un grand sac de graines de café, tous ces plaisirs simples sont décrit avec beaucoup de finesse, beaucoup de sensibilité et beaucoup de classe au final. On se retrouve forcément dans un de ces plaisirs simples, que ce soit l’enfant en nous ou le nostalgique qui sommeille. Un livre qui fait du bien, tout simplement.


Jean-Christophe Grangé : « Lontano »
Je n’aime pas tout les Grangé, que je trouve parfois trop à la limite du surnaturel pour moi, moi qui suis terre à terre, et qui déteste fondamentalement la moindre dose de fantastique ou SF. Mais ce Grangé m’a passionné tout du long, et pourtant du haut de ses plus de 600 pages, il avait de fortes chances de me lasser. On y suis l’histoire d’une famille, le père est un gendarme éminent, le fils aîné un flic qui travaille à la crime, la fille une pseudo starlette qui tapine plus qu’elle ne cachetonne réellement, quant à l’autre fils, c’est un financier qui passe le plus clair de son temps le nez dans la poudre. On assiste à l’évolution de tous ces personnages dans une intrigue politico-financière sur fond de meurtres et secrets de famille. Un vrai bon polar haletant et complet.


Virginie Despentes « Vernon Subutex » 1 et 2
Les deux volumes ont constitué mes lectures d’été. Je crois n’avoir jamais lu jusque là un livre de Despentes. Bien m’en a pris car j’ai dévoré le premier volume en moins d’une semaine. C’est direct, cash, au delà des références musicales brillantes et qui ne pouvaient que me plaire, Despentes a un style très punchy auquel j’ai adhéré très vite. Résumer l’histoire est absolument impossible, et j’ai d’ailleurs un peu peur de découvrir la version série avec Romain Duris. J’ai trouvé le second tome un peu inférieur, mais cela reste toujours très efficace à lire. En attendant la lecture du troisième.


« Le retour à la terre » volumes 1 à 4, de Larcenet et Ferri.
Alors oui c’est de la BD, mais ce sont des livres quand même. Je suis une brêle en BD et absolument inculte sur cet art là, en dehors des Astérix et Tintin (que je n’ai même pas du lire dans leur intégralité). Je suis tombé dessus un peu par harsard à la médiathèque, la couverture et les quelques pages feuilletées m’ont bien plu, je suis donc reparti avec les 4 volumes sous le bras. Vraie bonne surprise là aussi c’est super drôle, toujours d’actualité (à plus forte raison pour moi qui ait grandit dans un village de 300 âmes), bienveillant, malin et truffé de bonnes vannes.


« Capitaine » de Marcel Desailly
Et oui, encore un livre de foot. Et si toutes les biographies de footballeur ont tendance à se ressembler, le parcours de Desailly est assez unique en son genre. De sa naissance à Accra, de ses pères biologiques et d’adoption, de par la mort brutale de son frère et véritable modèle, on ne peut qu’admirer la force de caractère et d’abnégation de ce jeune homme sans histoires devenu bien malgré lui un des symboles de la génération Black Blanc Beur. Et sur un tout autre aspect, c’est toujours « délicieux  » de lire les prophéties de l’époque sur la Coupe du Monde 2002 où tout le monde, lui inclus, est persuadé que la France fera un parcours brillant et montera une seconde fois sur le toit du monde.


« Their Mortal Remains » Pink Floyd, par Victoria Broackes et Anna Landreth Strong.
J’ai lu une bonne dizaine de bouquins sur Pink Floyd, plus ou moins autobiographiques, mais celui ci détonne déjà par sa couverture, reproduction du mythique prisme de The Dark Side of The Moon, en hologramme du meilleur effet. Il détonne par son poids et sa taille, étant davantage un livre à feuilleter tranquillement qu’une biographie à lire d’une traite. J’ai beaucoup aimé la qualité de certaines photos (qui rendent tout de suite mieux sur un joli papier et dans un grand format). Les textes racontent l’histoire du groupe, à travers certaines personnes ayant côtoyé le groupe, et pas forcément dans un ordre chronologique, ce qui peut troubler au départ, mais qui est en réalité une vraie bonne idée, tant les Floyd ont eu des périodes très différentes qu’on aime avec plus ou moins d’entrain.


Voilà pour mes lectures 2019, l’objectif n’est pas complètement rempli avec 10-11 livres sur l’année, mais je tâcherais de faire mieux en 2020, ayant encore une bonne vingtaine de livres achetés dans l’année et qui m’attendent sur mes étagères…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s